Affronter la mort, vivre le deuil et l'espérance?

Deuil

« Il a fait disparaître la mort à jamais. Le Seigneur Yahvé a essuyé les pleurs sur tous les visages » nous dit le prophète Isaïe. Pourtant quand la mort survient, qu'il faut avancer dans les voies obscures et douloureuses du deuil, le Christ et l'Eglise peuvent sembler bien silencieux. Explications et enseignements avec Christian de Cacqueray, directeur du Service Catholique des Funérailles, et le père Guillaume de Menthière, curé de Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Paris.

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KTO le Deuil


Comment Jésus a réagi à la mort de son ami Lazare ? Pourquoi prie-t-on les morts à la messe ? Le 2 novembre, pour l'Eglise fête-t-elle les morts ? Réponse théologique de Véronique Margron.

La mort d'un être cher confronte l'homme à la déchirure de l'absence. Comment et de quoi espère-t-on après la mort ? Une mère qui a perdu son fils et Eric-Emmanuel Schmitt sa femme témoignent du réconfort de la foi en Jésus.


 

Comment surmonter la perte d’un être cher ?

Amour et chagrin vont de pair lorsque disparaît celui (celle) que vous aimez. Vous ne pouvez pas surmonter votre chagrin à moins de l’exprimer ouvertement. Le chagrin n’est pas une maladie honteuse. Le nier ne fera que l’accentuer. Le fait de parler, de poser des questions constitue déjà un début de guérison. Trouvez un ami (une amie), un prêtre, qui vous écoutera et vous fera aller plus loin.

Votre chagrin est unique car votre relation avec la personne que vous pleurez est unique. Mais votre deuil va suivre, comme pour toute personne dans votre cas, un chemin avec des étapes plus ou moins fortes ou longues selon votre histoire ou votre personnalité.
Vous allez vivre successivement :

 

L’acceptation de la perte
‘’Non, ce n’est pas possible ‘’. Toute mort est un véritable choc qui se traduit par l’incrédibilité et l’impression que tout s’arrête, que plus rien n’a de sens ni de goût. Lorsque l’on a réalisé ce qui nous arrive, vient …

 

La révolte

‘’Pourquoi à moi, pourquoi lui (elle), pourquoi ?’’ Révolte toute naturelle. A cette révolte s’ajoute l’impression qu’on ne pourra pas faire face à cette perte ainsi qu’aux difficultés de la vie quotidienne. On se sent désemparé. C’est le début de…

 

La dépression

L’état de fatigue laisse place à un état dépressif plus ou moins profond. C’est normal. Cette baisse d’énergie est nécessaire pour assimiler ces bouleversements et récupérer votre énergie. Acceptez votre faiblesse et, si besoin est, faites-vous aider. Cela vous préparera à ….

 

La récupération

Même si au début on croit ne jamais pouvoir s’en sortir, cette dépression aura une fin. Vous retrouverez l’envie de vivre et referez de nouveaux projets. Sachez aussi que la récupération est parfois entrecoupée de retours en arrière par exemple lors des fêtes.

 

Le deuil est un processus et non un événement ponctuel. Soyez patient et tolérant envers vous-même. La perte d’un être cher changera votre vie pour toujours. Vous ne serez pas complètement différent mais c’est parce qu’on a survécu de grandes douleurs comme de grands bonheurs, que l’on devient plus grand, plus fort et plus humain.

D’après un document de la fabrique du cimetière Notre Dame de Neiges Montréal  et Marie- Frédérique Bacqué et Michel Hanus (les chemins du deuil)

 

Vous avez perdu votre conjoint

Entre le deuil et l‘espoir

 

Quelques conseils pour vous aider vous-même


Dans la vie, peu d’évènements sont aussi douloureux que le décès d’un conjoint. Vous êtes en pleine confusion, c’est normal ; on vous a arraché une partie de vous-même.

Un exercice difficile mais nécessaire vous attend : le deuil de cette personne.

Vous allez passer par le refus, la révolte, la douleur, les regrets, une forme de déprime, avec parfois des retours en arrière, mais petit à petit vous allez vous reconstruire, refaire des projets, retrouver l’envie de vivre.
Voici quelques conseils


Laissez le chagrin vous envahir


Ne soyez pas surpris si tout à coup vous êtes submergés par le chagrin. Sachez aussi que la douleur devient plus forte au bout de quelque temps. Ces accès de chagrin peuvent être terrifiants et vous abattre. Ce sont des réactions normales. Ne niez pas votre chagrin. Laissez- vous pleurer. Laissez parler votre cœur. N’essayez pas de tout rationnaliser. Votre chagrin est unique, car la relation que vous aviez avec votre conjoint était unique. Votre façon de réagir sera unique. N’essayez pas de la comparer avec celle des autres. Prenez la vie comme elle vient et vivez votre chagrin à votre rythme.


Attendez-vous à éprouver une foule de sentiments


La confusion, la désorganisation, la peur, la culpabilité, le désespoir,le soulagement et la colère, voilà quelques-uns des sentiments que vous éprouverez. Aussi étranges qu’ils puissent paraître, ils sont tout à fait normaux et sains

 

Apprenez l’absence et gardez au début vos habitudes

 

Vous devez apprendre à vivre seul, à affronter seul les problèmes quotidiens ou administratifs. Ne vous précipitez-pas, évitez les changements majeurs, faites vous aider.

Conservez vos habitudes et les activités qui vous plaisent. Soyez patient et tolérant envers vous-même lorsque vous essaierez de vous défaire de votre ancienne vie et d’en commencer une nouvelle.


Respectez vos limites physiques et émotionnelles


Vos sentiments de déstabilisationet de perte vous épuiseront probablement. Votre capacité à penser de façon claire et précise et à prendre des décisions sera remise en cause. Votre santé sera fragilisée et vos faiblesses physiques accentuées. N’hésitez pas à vous faire aider par un médecin. Ecoutez votre corps et votre esprit. Trouvez une musique apaisante que vous écouterez  régulièrement et choisissez un livre d’accompagnement du deuil qui sera votre livre de chevet. Gâtez-vous, accordez-vous des moments de repos, mangez de façon équilibrée, allégez votre emploi du temps.


Exprimez vos pensées et vos sentiments


Ne restez pas seuls avec vos sentiments, partagez-les.Parlez des circonstances du décès, de vos sentiments de perte et de solitude ainsi que de votre manque. Evoquez la personnalité de votre conjoint, vos activités de couple et les souvenirs qui vous font rire et pleurer.


Mettez en place un réseau de soutien


Parlez de votre conjoint avec ses proches mais n’oubliez pas que leur deuil est différent du vôtre et que leurs réactions pourront vous paraître incongrues.

Constituez un réseau d’amis qui vous apporteront le soutien dont vous avez besoin; des personnes qui vous écouteront et ne vous voleront pas, par leurs conseils ou leurs critiques, votre chagrin, des personnes qui vous encourageront à être vous-même et à accepter vos sentiments, qu’ils soient tristes ou gais. Selon vos envies ou vos besoins, préservez-vous des moments de solitude ou recherchez la présence de vos amis.

Lorsque que vous en sentirez la force, cherchez à rendre aux autres ce qu’ils vous ont donnés ; vous retrouverez estime et confiance en vous.
Rejoignez un groupe de soutien proposé par une association. Rien ne remplace l’expérience de ceux qui ont déjà parcouru un chemin semblable au vôtre. Vous parlerez plus facilement et vous serez mieux compris. Avec le temps qui passe, soyez disponible pour de nouvelles activités ou de nouvelles connaissances.

 

Prenez-le temps de vous occuper des effets personnels de votre conjoint

 

Vous, et vous seul, devez décider de ce que vous allez faire des effets personnels de votre conjoint. Prenez votre temps. Ne le faites que lorsque vous vous sentirez prêt. Ne laissez personne décider à votre place.
Soyez prêt à affronter des occasions spéciales. Certaines fêtes comme vos anniversaires respectifs, votre anniversaire de mariage ou certains spectacles comme la vue d’un couple amoureux raviveront votre douleur. Ne restez pas seul ce jour-là où évitez certaines rencontres.


Choisissez vos souvenirs


Chérissez les souvenirs de votre conjoint. Ils vous feront rire ou pleurer mais ils sont vos biens précieux. Ils prolongent la relation que vous entreteniez avec lui ou elle.
Vous n’allez oublier ni votre conjoint ni votre vie commune.
Sachez que cette relation ne se brise pas. Elle se transforme. Vous la rendrez petit à petit vivante et enrichissante.
Cherchez les moyens de rendre hommage à votre conjoint. S’il aimait la nature, plantez un arbre; S’il aimait la musique, écoutez son morceau préféré…. Peut-être voudrez-vous composer un album de photos de votre vie de couple ou lui écrire un journal intime dans lequel vous lui ferez partager vos joies et vos peines ?


Recherchez les secours de la religion


Si la foi fait partie de votre vie, exprimez-la à votre manière. Même si elle ne prémunit pas contre le chagrin, elle pourra vous aider. Priez, abandonnez-vous à la miséricorde du Père. Si vous tenez Dieu pour responsable, exprimez votre révolte en considérant que ce sentiment est humain et demandez lui sa force et son réconfort. Si vous croyez que votre conjoint va être accueilli dans l’Amour de Dieu continuez à intercéder pour lui et en échange demandez-lui de vous faire bénéficier de ce même Amour. Trouvez un prêtre ou quelqu’un à qui parler qui ne jugera ni les pensées ni les sentiments qu’il vous sera nécessaire d’approfondir.


Acceptez votre nouvelle vie


N’oubliez pas que le deuil est un processus et non un évènement ponctuel. Il a un début et une fin et le souvenir remplacera l’absence. La présence par les sens (vue, toucher …) est remplacée par une présence par le cœur.

Votre relation n’est pas détruite, elle se transforme. Votre conjoint n’est plus à côté de vous, il est en vous.

Votre vie n’est plus la même, mais vous méritez de continuer de vivre tout en entretenant le souvenir de l’être que vous aimez
 JB d’après Dr Alan D Wolfeit et Marie-Frédérique Bacqué

 

pour un soutien psychologique et amical, mais aussi pour les tâches administratives, vous pouvez vous faire soutenir par une association

Favec  Fédération des Associations de Conjoints Survivants  01 42 85 18 30

Espèrance et Vie (mouvement chrétien de veufs et veuves)    01 45 35 78 27

Association François Xavier Bagnoud                                     01 44 64 43 50

Association Vivre son Deuil                                                     01 42 38 08 08

Date de dernière mise à jour : 27/04/2013