Les difficultés que pose l'homoparentalité

 

 

Nous vous signalons un bon article sur l'homosexualité, très bien nuancé et très bien documenté, sur le site:

Discernement.com

Voici un extrait concernant l'adoption par des couples homosexuels:

La question de l’adoption est très complexe.

* C’est une revendication qui se fait de plus en plus forte au fur et à mesure des années. Le PACS, pour le lobby homosexuel, est un moyen de faire progresser cette revendication.

* Les psychiatres ne sont pas tous d’accord. (Les débats à l’occasion du Pacs furent éloquents à ce sujet).

* Peu de recul sur l’expérience réelle aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Mais l'usage qui est fait de ce "peu de recul" mérite d'être analysé finement. Voir le dernier ouvrage de Xavier Lacroix, "La confusion des genres. Réponses à certaines demandes homosexuelles sur le mariage et l'adoption", Bayard-Etudes, Paris, 2005.

* Enfin, il reste tout de même une question d’identité sexuelle qui ne sera peut-être pas si facile à acquérir chez les enfants dans le cas d'une éducation par des parents de même sexe.

* Les enfants construisent leur identité sexuelle à la fois par identification et par distinction par rapport à chacun des parents. Comment un enfant de sexe opposé à celui des "adoptants" pourrait-il s'estimer lui-même ?

* Enfin, si le lecteur n'était pas encore convaincu, il faut de toute façon faire jouer le principe de précaution. Dans l'incertitude qui règne à l'égard de la santé psychologique de l'enfant qui serait adopté, il convient de s'abstenir de tout risque! C'est l'enfant qui est plus important que le désir (si légitime qu'il soit) de ceux qui voudraient adopter.

* Le désir de fécondité pourrait s'investir dans d'autres lieux comme celui de la vie civile, des associations, ....

Dans le doute, qui osera prendre le risque de blesser des enfants ?

Sur ce sujet, après un an de travail et quelque 150 auditions, le rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits des enfants, rendu public le jeudi 26 janvier 2006, se nourrit d'une somme d'échanges considérable.

La rapporteure, Mme Pecresse, précise que le critère majeur qui a guidé la commission est d'abord le bien de l'enfant et non le droit à l'enfant. "Nous ne sommes pas là pour satisfaire une revendication des adultes, soutient Mme Pecresse. Le prisme de la mission, c'est l'intérêt de l'enfant."

Toujours selon Mme Pecresse, "Il n'y a que deux positions cohérentes : soit on autorise le mariage et, à ce moment-là, l'adoption va avec ; soit on est contre l'adoption et, alors, on n'autorise pas le mariage." L'argument majeur cité par la rapporteure est que "la loi n'a pas à donner une consistance à une revendication qui s'éloigne de la vraisemblance biologique et qui n'est pas conforme à la vérité de l'origine de l'enfant".

Deux remarques sur ces propos rapportés par Le Monde du 26 janvier.

D'une part, c'est la première fois que l'on peut lire que la biologie est un indicateur d'une décision législative. Certes, il n'y a pas de filiation qui ne soit encadrée par des approches culturelles. Mais ici,il est affirmé qu'avant la culture, il y a la biologie et qu'il est mieux et préférable pour l'enfant de pouvoir repérer son origine en premier lieu par rapport à la biologie. Cette remarque recueillera la faveur des moralistes catholiques et de tous ceux qui ont du bon sens. Assistons-nous là à un retour de la loi naturelle ?

Notons cependant, que la commission ne s'appuie sur aucun argument d'ordre éducatif du genre : il est mieux pour un enfant d'être élevé par des parents hétérosexuels qu'homosexuels. Sujet extrêmement polémique dans la société française mais face auquel le bon sens le plus élémentaire aboutit à la même décision que l'argument de la proximité biologique, ainsi qu'aux mêmes conséquences sur le refus d'accorder le droit de mariage aux personnes homosexuelles. Le chemin de la réponse qui est celui de la proximité de l'enfant avec ses sources biologiques est, à ce titre, très juste et très astucieux.

D'autre part, c'est bien la première fois aussi que l'on voit le bien de l'enfant être opposé de manière cohérente aux revendications d'adultes homosexuels. Il faut admirer le courage de la cohérence de la position de la commission. Trop souvent on a vu des positions s'incliner devant la "sacro-sainte" liberté des adultes homosexuels et leur réelle souffrance face à la stérilité de leur relation. Mais ici, c'est le bien de l'enfant qui contraint les adultes à renoncer à leurs revendications.

Il reste à dire aux personnes homosexuelles qui ne peuvent adopter ce que dans l'Eglise catholique nous disons depuis si longtemps : la fécondité d'une vie ne se résume pas à la fécondité charnelle et qu'il y a d'autres chemins, quoique différents, pour mettre de la vie autour de soi : vie associative, vie politique, ...