L'Eglise a un vrai problème avec notre société moderne!

L'Eglise a un vrai problème! A moins d'être aveugle, franchement, il est temps qu'elle se bouge et se transforme.

La réponse en vidéo:

  Voici une belle analyse de la situation de notre Eglise en France:

Unité d’un ministère de communion de Thierry Min

Remarque : ce document comporte 5 pages dont les deux dernières peuvent former un document indépendant.

 

Unité d’un ministère de communion. Voici le titre ronflant que j’ai choisi de donner à cette prise de parole au sujet d’une vie éclatée où l’on ne s’éclate pas pour le dire de façon légère, ou plus sérieusement une difficulté à hiérarchiser les priorités, à être au four et au moulin et surtout avoir le sentiment d’être le seul à y croire encore… d’où le danger de l’acédie, (perte du goût spirituel) ou plus communément de l’atonie. En effet, comment répondre aux multiples sollicitations de la base et du sommet pour prendre l’image du triangle avec le sentiment que le triangle est aujourd’hui inversé. Il ne repose plus sur sa base, mais tel un entonnoir, de multiples demandes nous « tombent dessus ». Comment faire du sens avec tout cela ? Mon propos sera moins de répondre « comment » que « pourquoi ». Pourquoi par exemple la lecture de l’évangile de Marc peut-elle être une chance comme celle de Luc. Il ne s’agit pas de les faire une fois pour toutes, mais pourquoi elles peuvent faire sens si nous choisissons de les « décliner » (comme on le dit des produits dérivés) dans notre vie. Si je reprends l’évangile de Marc, il peut se déployer, être décliné dans la vie liturgique, mais aussi dans le domaine de la première annonce…

On raconte que le Père Carré, grand prédicateur, a suscité une conversion lors de l’une de ses homélies. La dame est venue lui dire : « ce que vous venez de dire, vient de me bouleverser) et il a demandé alors quelle parole avait suscité une telle réaction et de s’entendre dire : « lorsque dans l’homélie, vous avez dit « passons à un autre point » Aujourd’hui, vous n’avez pas le père Carré avec vous, mais je vais prendre le risque de vous présenter quelques réflexions d’un prêtre coopérateur…

 

I. Panoramique

Voici cinq adages, cinq constats plus que cinq convictions par lesquels je veux débuter

1. Etre croyant ce n’est pas seulement être chrétien (17, 4 % de catholiques, 5, 6 % de protestants, 3, 5 % d’orthodoxe, 6, 4 % d’autres chrétiens ; 19 , 8 % de musulmans, :13,3 % d’Hindous, 5,9% de bouddhistes, 2, 4 % d’athées, 13 % d’autres croyances, 12, 5 % d’agnostiques. Cette pluralité des croyances ne doit pas nous conduire à des comparaisons unilatérales.

2. La religion rime avec réflexion et pas seulement avec émotion ou sensation, mais l’émotion est à prendre en compte.

3. La religion s’inscrit dans une société déterminée mais elle a souvent une dimension mondiale. Petit test : Quel est le 2ème pays « protestant » au monde ? Le Nigéria. Il y a plus de chrétiens que de bouddhistes en Corée du Sud et le bouddhisme est la religion qui ale plus reculé au XXème siècle Odon Vallet in L’Atlas des religions, Le Monde-La Vie 2007, p 11. Voici une invitation à ne pas avoir simplement son ordinateur branché sur l’internet, mais de cultiver notre curiosité, y compris ecclesiale.

4. Rapport relativisé à l’institution religieuse : Croire ce n’est plus simplement obéir : le sujet croyant gagne en autonomie : c’est peut-être l’intérêt de l’agnosticisme : poser la foi comme une interrogation et pas seulement des questions à la foi.

5. Ne pas confondre pratique religieuse et pratique traditionnelle ou familiale et là, le dilemme existe, entre « l’offre et la demande » si nous demeurons sur un modèle économique. Il y a parfois à évangéliser aussi certaines pratiques familiales.

 

Ces 5 adages ou constats contribuent dans des parts différentes au mal être de l’église désarticulée, désabusée ou pour le dire dans un autre langage, plus positif aux défis qui nous incombent, mais ils se situent surtout dans une double sécularisation.

 

a/ la sécularisation de la vie privée

La première étape est la sécularisation de la société. Cette sécularisation de la société a été engagée, de manière décisive, dès la fin du XVIIIe siècle avec la révolution démocratique, l'affirmation des droits de l'homme, le développement des sciences et l'autonomie de la raison philosophique. Dans cette société nouvelle issue de la modernité, la religion ne joue plus, comme dans l'ancien régime, un rôle de fondement ou d'encadrement. En d'autres termes, la société moderne s'est émancipée de la tutelle religieuse et cléricale. La religion ne disparaît pas pour autant, mais elle est renvoyée au libre assentiment de l'individu dans un univers devenu pluraliste. Dans le passé, en période de chrétienté, naître et devenir chrétien allaient ensemble. La foi se transmettait avec l'ambiance culturelle; elle faisait partie des évidences communes. La doctrine se transmettait sous le régime d'un triple « il faut» : les vérités à croire, les commandements à observer et les sacrements à recevoir. Au contraire, avec l'avènement de la modernité, ce que la société transmet, ce n'est plus la foi, mais la liberté religieuse du citoyen. Le christianisme lui-même a d' ailleurs contribué à cette émancipation de la société par rapport à la religion. C'est ainsi que Marcel Gauchet dans La religion dans la démocratie présente le christianisme comme la religion de la sortie de la religion.

Mais on assiste aujourd'hui à une deuxième phase de la sécularisation: non plus seulement la sécularisation de la vie publique, mais la sécularisation de la vie privée elle-même. Ce sont les individus eux-mêmes qui, aujourd'hui, s'éloignent des formes héritées du christianisme parce qu'elles ne croisent plus leurs aspirations, parce qu'elles ne font plus sens ou sont devenues largement illisibles. En effet, on assiste aujourd'hui à une prise de distance massive des individus par rapport aux institutions religieuses, à leurs croyances et à leurs pratiques. Ce n'est pas que les questions de sens ou les aspirations spirituelles disparaissent, au contraire même. Mais ce qui règne, c'est plutôt la perplexité, le bricolage des croyances, des cheminements chaque fois singuliers dans un monde complexe. Dans ce contexte, les représentations de la foi chrétienne qui demeurent dans les esprits sont souvent éclatées, chaotiques et partielles; elles ne permettent pas de la rendre lisible ou désirable; parfois même, elles la rendent haïssable. De ce point de vue, par rapport aux formes héritées du christianisme, on assiste à une véritable rupture de transmission.

Les symptômes de la crise sont évidents: diminution du nombre de pratiquants et d'enfants catéchisés, crise des vocations sacerdotales, communautés vieillissantes, etc. Tous et toutes nous avons dans nos propres familles des personnes qui, peu à peu, sont devenues étrangères à la foi chrétienne, au moins dans ses formes actuelles. La sociologue Danielle Hervieu-Léger parle, à cet égard d’une exculturation du christianisme : « L’Eglise a cessé de constituer dans la France d’aujourd’hui, la référence implicite et la matrice de notre paysage global. Dans le temps de l’ultramodernité, la société « sortie de la religion » élimine jusqu’aux empreintes que celle-ci a laissées dans la culture (DH Léger, Catholicisme, la fin d’un monde, Paris, Bayard, 2003, p 288)

 

b/ Trois tensions parmi d’autres

Une église plus matérialiste et cependant convaincue que le Royaume n’est pas que de ce monde…

Les soucis liés aux structures (bâtiments, déplacements, conforts vidéo acoustique…) sont réels et aujourd’hui, il est aussi de plus en plus difficile et de plus en plus « long » pour apporter une réponse satisfaisante à ces questions.

Une église marquée par le fractionnement sociétal

C’est la crise des généralistes qui est déclarée. Les corps de métiers sont parfois hermétiques les uns aux autres.

Nous nous adressons à une population des plus jeunes à des personnes de plus en plus âgées… Ce n’est plus deux générations, mais parfois quatre ou cinq générations représentées (ou susceptibles de l’être) dans nos assemblées. Et ce que nous pouvons dire et faire peut ainsi leur être répété…

Nous assistons aussi à un brassage géographique : en ville, nous rencontrons des ruraux déracinés et à la campagne, des citadins greffés. Nous sommes obligés au grand écart.

 

Une église marquée par l’Eternité et pressée par le temps qui passe

L’expérience qui est la nôtre est aussi celle qui marque notre société… est-ce foncièrement un mal ? N’y a-t-il pas un certain bonheur, non pas à passer du coq à l’âne, mais d’avoir des activités variées.

 

Dans le domaine de la pédagogie, il est souligné qu’au bout de quelques minutes, l’attention n’est plus bien réglée… le focus de notre intelligence zoome sur autre chose… Peu importe de la durée réelle de notre capacité à maintenir notre attention… 5, 10, 15 min… il s’agit alors de varier les formes d’apprentissages pour susciter l’adhésion des sens. Paul Virilio, philosophe souligne que la question qui se pose pour les chrétiens n’est pas seulement la question du « mode de vie », mais celle du « tempo et du rythme de vie » « Comment vivre dans cette société où l’interactivité prétend réaliser subito presto la « communion des saints », le cerveau global avec lequel le tout, tout de suite de la simultanéité n’attendrait pas la Fin des temps pour supprimer tout délai ? L’absence d’une théologie de l’accélération complémentaire à celle de l’accumulation de la richesse fait maintenant cruellement défaut. » (La Croix, du 05 septembre 2010, p 4)

Au-delà de l’attention sur laquelle nous consacrons beaucoup de temps et de réunions (c’est important de citer le mot « réunion » dans une assemblée de prêtres, même si nous en critiquons le nombre et le bien-fondé, elles s’inscrivent dans notre vie de prêtre), il se pose la question de savoir « non pas comment faire ceci ou cela », mais ce que nous pouvons proposons de faire… Je ne pose pas simplement la question de rendre « acteur » des paroissiens lors de nos assemblées, mais en quoi ce qu’ils vont faire, va faire sens… c’est-à-dire indiquer une direction à suivre… marcher à la suite de Jésus le Christ.

Le constat n’est pas nouveau. Christoph Théobald utilise cette image du Christ comme notre boussole… et le théologien Olivier Clément avait également publié un petit livre au titre évocateur : Petite boussole pour notre temps. Nous pouvons noter également, dans une conversation à laquelle j’ai assisté que le champ lexical « maritime » est volontiers utilisé comme « vocabulaire d’entreprise »… Voici déjà quelques années que Port Saint Nicolas existe sur internet, mais l’image du « phare, de la boussole » se retrouvent même en pleine terre continentale. Prenez aussi l’utilisation du GPS… D’ailleurs, sur le mien quatre itinéraires sont proposés : le plus court, le plus rapide, conseillé et enfin « évitant les péages » Peut-être que ces quatre critères sont à retenir dans nos propositions pastorales… Voici bien le défi de l’annonce évangélique.

 

c/ Quatre défis

Le défi identitaire (plus court) : il n’y a plus ni juif, ni grec, ni homme, ni femme… cela ne signifie pas qu’il n’y a plus personne, mais qu’il y a d’abord le croyant. Néanmoins le croyant cherche à se définir.

« Quand on croit détenir la vérité, il faut savoir qu’on le croit, non pas croire qu’on le sait. » Jules Lequier, philosophe et théologien

 

Le défi de la charité (qui évite les péages)

L’humanitaire est devenu la panacée de la « religion laïque ».

 

Le défi du dialogue (plus rapide)

Les religions se valent-elles ? Chaque communauté craint le relativisme. Comment promouvoir la vérité et respecter les convictions de chacun ,

 

Le défi de l’unité (conseillé)

Dans le cadre de la mondialisation, peut-on se référer au berceau de l’humanité ? Cette expression n’est-elle pas caduque ? L’unité est-ce de rassembler ou partir dans la même direction ?

 

II. Renouvellement ; Rassemblement ; Ressourcement

 

Voici donc les 3 R : renouvellement, rassemblement, ressourcement, trois airs que nous entendons souvent, mais aussi qui peuvent devenir trois aires pour y dresser une tente, car ils demandent que l’on prenne le temps de se poser.

Voici vraisemblablement trois mots clefs de notre vie… Voici trois motifs d’inquiétude et d’espérance d’autant plus qu’ils ne sont pas disjoints. En effet, ils sont pour ainsi comme, pour prendre une image électrique, les trois fils qui composent un câble électrique… le fil rouge, le fil bleu et le fil jaune et vert… si je pousse la métaphore plus loin, le fil rouge correspond au rassemblement, le fil bleu au renouvellement et le fil de la terre à celui du ressourcement puisqu’il faut sans cesser désensabler la source de notre existence.

 

• Renouvellement de nos équipes, de nos membres actifs, mais qui dit « renouveau » incite à faire autrement. Il n’est pas facile de « renouveler » les membres d’une chorale comme les animateurs de différents groupes… Dans une chorale, il faut aussi renouveler le répertoire en fonction des personnes qui constituent le chœur… chanter bas n’est pas descendre à la cave, et chanter haut n’est pas grimper après la cheminée. Renouveler, ce n’est pas faire ce que l’on a toujours fait… Ce n’est pas se contenter de « remplacer » Ce soir, le film Des hommes et des dieux sera projeté à Metz avec un débat avec le jardinier de Tibhirine le père Jean Marie LASSAUSSE et c’est l’occasion de citer ce propos du Frère Christian de Chergé : Il n’y a d’espérance que là où l’on accepte de ne pas voir l’avenir. Vouloir imaginer l’avenir, c’est faire de l’espérance fiction. Dès que nous pensons l’avenir, nous le pensons comme le passé. Nous n’avons pas l’imagination de Dieu. Demain sera autre chose et nous ne pouvons pas l’imaginer. Cela s’appelle la pauvreté. (Fr Christian de Chergé, Alger, Carême, 08 mars 1996, cité p 110 dans le rapport Dagens du 03 novembre 2009)

 

• Le rassemblement est un défi… non seulement celui du rassemblement dominical mais inviter des personnes de différents mouvements, de différentes paroisses, de différentes aumôneries à se rassembler. Mgr Lacrampe depuis quelques années rassemble les délégués provinciaux à Luxeuil les Bains. Cette initiative permet de découvrir, d’entendre les questions et les réponses apportées dans les différents diocèses. Je préfère le terme « rassemblement » à celui de « regroupement » même si je sais que « regrouper », c’est « rassembler », c’est « mettre ensemble ». Tout d’abord, il y a le mot « assemblée » qui n’est pas sans rappeler le mot « ecclesia », mais surtout, il y a une idée de liberté conservée… Former une assemblée qui se disperse ensuite… alors que l’on choisit plutôt de regrouper ses forces… Le rassemblement sera ainsi comme une transition mais aussi une transmission. Dans l’initiative d’Ecclesia 57, il y a l’assemblée du samedi mais aussi la transmission du dimanche… c’est la dynamique de l’Eglise qui ne se transforme pas en place forte, mais en plate forme de sens… Ecclesia 57 en cela sera comme une table d’orientation… tous les chemins mènent à saint Jacques, mais nous ne sommes pas tous obligés de partir du même endroit…

 

• Ressourcement enfin est un mot que j’apprécie tout particulièrement. Ne sommes-nous pas invités à conduire tous les hommes à la source d’eau vive qui jaillit du cœur du Christ ? Or, parfois nous pouvons ravitailler seulement. Cette formulation est au cœur de la prière du Souviens-toi, prière de la Fraternité ND du SC. Il me semble important d’avoir un lieu auquel on demeure attaché, une source à laquelle puiser. Cependant l’expérience est aussi de pouvoir aussi se ressourcer par des liens. Si je prends l’exemple de ND du SC d’Issoudun, le lieu connaît une désaffection croissante car là-bas, sur place ni apparition mariale, ni miracle… mais le lien, l’invocation ND du SC connaît une diffusion mondiale. Le ressourcement, c’est aussi l’importance d’apprendre à respirer. Attention à l’immersion totale, à l’apnée… c’est sans doute ma délégation à Pastorale, Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires qui me conduit à cet avertissement. Marqué par une expérience forte, même au sein d’une communauté catholique (retraite…) peut conduire à perdre pied. Le ressourcement, c’est aussi l’occasion de défendre l’importance du « sas », un tamis. C’est l’occasion aussi en ce jour (09.09.2010, 01 tichri 5771) de Roch Hachana, de faire mention de la mezzouza. Dans un petit boîtier fixé sur le montant de chaque porte, un extrait de la Torah est placé. Il est à vénérer à chaque passage pour ne jamais laisser Dieu sur le seuil de porte de la pièce que l’on quitte où que l’on gagne. Le ressourcement est cette capacité à demeurer fidèle à ce pourquoi je suis là aujourd’hui, peu importe les portes à franchir.

 

En guise de conclusion, voici le septuor de quelques attitudes pastorales à encourager (in Entre épreuves et renouveaux la passion de l’Evangile), rapport Dagens du 03 novembre 2009. Voici sept attitudes présentées d’une façon plus large dans le dit rapport, mais où l’intitulé peut nous conduire à le décliner en fonction de nos différentes affectations, mais à entendre comme sept déclinaisons où se vit la passion de l’Evangile.

• Accueillir l’indifférence comme un appel au témoignage et au discernement… de l’hostilité déclarée à l’imperméabilité : il serait bon de dresser un état des lieux des formes de l’indifférence auxquelles nous sommes confrontées et en quoi elles nous conduisent à réagir.

 

• Pratiquer des dialogues véritables… Maurice Bellet démontrait que le dialogue est exigeant. Je rappelle simplement le titre de l’un de ses ouvrages : Le meurtre de la parole ou l’épreuve du dialogue (p 25 sur le croyant-incroyant : l’espace du dialogue éclate : il n’est pas question d’enfermer dans le négatif. Nous sommes alors mis à l’épreuve de la parole de l’autre. Le dialogue n’est pas simplement conversation, mais j’aime à dire « visitation ». Ce terme peut nous parler… Visitation où la parole fait émerger la vie… C’est le balancement entre le « fait » et le « fiat »…

 

• Cultiver un art de vivre en chrétiens : fonder la vie consacrée. C’est aussi la question de l’articulation entre les différents ministères qui est posée… complémentarité et non pas concurrence

 

• Donner toute sa place à la prière : le trésor de la prière n’est pas réservé à une élite. Il faut tout faire pour que ce dialogue avec Dieu trouve ou retrouve sa place dans nos communautés.

 

• Manifester la visibilité sacramentelle de l’Eglise : communication, manifester sa différence pour témoigner de ce qui l’anime en profondeur de celui qui la fonde.

 

• Former des communautés fraternelles et apostoliques : la question de la visibilité est posée. Les communautés nouvelles sont citées en exemple.

 

• Apprendre à pratiquer l’espérance chrétienne : être ouvert non pas à l’avenir, mais à Dieu, participer à la mise au jour du Royaume et non pas à une mise à jour de type informatique.

 

Souvenons-nous :

Il n’y a d’espérance que là où l’on accepte de ne pas voir l’avenir. Vouloir imaginer l’avenir, c’est faire de l’espérance fiction. Dès que nous pensons l’avenir, nous le pensons comme le passé. Nous n’avons pas l’imagination de Dieu. Demain sera autre chose et nous ne pouvons pas l’imaginer. Cela s’appelle la pauvreté. (Fr Christians de Chergé, Alger, Carême, 08 mars 1996, cité p 110 dans le rapport Dagens du 03 novembre 2009)

Et pour reprendre la boutade du Père Carré , peut-être pouvons-nous dire aujourd’hui : ne passons pas trop vite à un autre point car il peut susciter une conversion, mais appuyons nos réflexions de rentrée, non pas sur le remplacement, le regroupement et le ravitaillement marqués par le retour sur soi et sur l’urgence, mais sur le renouvellement, le rassemblement et le ressourcement qui prennent en compte l’autonomie du sujet croyant et sont une invitation positive à aller ensemble de l’avant.