Pourquoi ce site?

Pourquoi ce site? Plusieurs raisons m'ont poussé à ouvrir ce site:

- Comme prêtre, j'ai avant tout le désir de me rapprocher de tous ceux qui vivent sur mes paroisses, notamment ceux qui, nombreux, naviguent sur le web. Il n'est pas toujours facile de se rencontrer. Et j'ai conscience que ce n'est pas toujours évident d'aborder un prêtre...

- Je souhaite aussi prendre le temps de répondre aux questions habituelles qui se posent. L'approche de l'Eglise, de sa parole, de sa réflexion, de son histoire, est parfois compliquée, malgré la richesse incroyable qu'elle porte. Il y a tellement de clichés qui entravent tout dialogue, de raccourcis caricaturaux, d'erreurs objectives et de vues limitées sur l'Eglise dans la culture et la société qu'il est utile de corriger, pour permettre la rencontre. Il y a aussi des nouvelles questions qui se font jour, des critiques à prendre en compte, pour mieux servir l'homme d'aujourd'hui dans son existence et sa dignité. Le souci de m'ouvrir, d'entrer en dialogue et de m'inculturer m'habite. Notre culture est une culture du débat. A la critique, il faut répondre....

- J'observe -chez nos contemporains- un désir de comprendre, une recherche de sens, de finalités à ce qu'ils font, de buts dans ce qu'ils vivent. Apporter quelques réponses -au moins un début-, susciter surtout un questionnement, une envie d'aller plus loin, c'est mettre en chemin, c'est stimuler cette recherche. La foi est un trésor toujours nouveau qui peut répondre à cette attente. A l'Eglise de le montrer!

- J'ai surtout le désir de faire partager ma passion du Christ: c'est là l'essentiel, -je crois-, et la source de mes réponses, je l'espère!

- Enfin, au terme de cette année sacerdotale(2009-2010), j'essaye de répondre à l'appel de Benoît XVI qui invite les prêtres à s'investir sur internet, un moyen formidable de communiquer l'Evangile et d'entrer en dialogue avec le monde. Il invite notamment les "témoins numériques" à s'inscrire dans le paysage internet à travers la redécouverte du visage (voire messages ci-dessous). Que "unpretrevousrepond.com" rejoigne modestement le ministère de nombreux confrères qui s'investissent déjà sur internet, et que ce site encourage d'autres confrères à se lancer dans l'aventure, pour y apporter une parole plus pertinente encore.

Toutes ses raisons m'ont poussé à être présent sur la toile, en utilisant la vidéo comme moyen de proximité et de témoignage plus vivant que l'écrit et à "visage découvert", même s'il est moins précis et moins complet. Je me souviens que St Thomas d'Aquin disait: "tout est reçu selon le mode de celui qui reçoit". Dans une culture de l'image et de la vidéo, il me paraît important que les chrétiens aient une expression de leur foi en adéquation avec cette culture. Depuis le lancement de ce site, on me demande aussi de réagir par écrit. Donc j'essayerai à l'avenir de compléter mes vidéos par l'écrit également. Comme mon ministère est prenant, j'ai souvent composé les vidéos à "l'arrache" comme disent les jeunes, entre deux rendez-vous, parfois tard le soir. Bref, elles disent aussi quelque chose de ma vie telle qu'elle est, telle que je l'aime, toujours en mouvement, dans un quotidien qui rejoint bien celui de mes contemporains: "overbooké"! J'ai souhaité aussi compléter mon propos par des vidéos "témoignages" trouvées sur le web. La compétence, les témoignages forts, la pertinence des propos, l'aide extraodinaire que nous apporte la télévision KTO ou d'autres sources pas forcément chrétiennes, tout cela enrichit ce site qui s'ouvre sur l'humain et ses richesses. Je crois, de plus, qu'on ne peut pas être témoin tout seul. C'est avec d'autres que le témoignage rendu à Dieu se construit, parce qu'il est l'expression de la mission de l'Eglise. Et cette mission consiste à servir les hommes, aujourd'hui.

Ce site enfin n'est que le partage de la foi et de la réflexion d'un prêtre. Ce n'est pas un site pour spécialiste en Théologie. Je n'en aurais pas les moyens et je souhaite volontairement rester accessible et court. Ce site est donc très loin d'épuiser toute la réflexion de l'Eglise.Il n'est d'ailleurs pas un site officiel de l'Eglise Catholique. Il essaye juste de témoigner, en étant, - je l'espère toutefois-, fidèle à la foi reçue. Il n'a pas non plus pour but de répondre à toutes les questions, ni pour but de fermer la discussion. Au contraire, il souhaite susciter le débat en renvoyant vers un prêtre ou un chrétien plus proche de chez vous. N'hésitez pas à le contacter. Rien ne remplacera le contact direct, l'échange humain si nécessaire pour vivre un vrai dialogue, et bénéficier d'un éclairage plus personnel, plus en situation et donc plus sûr et plus complet. J'ajoute que le partage enrichit. En vivant l'échange, on aide aussi l'Eglise à mieux prendre en compte des questions et des situations qu'elle n'a pas vues. Tout le monde est gagnant en ne restant pas sur internet! Venez échanger....

Dominique THIRY+

 

 

 


Message de Benoît XVI pour la 44e Journée mondiale des communications sociales

 message rendu public le samedi 23 janvier pour la 44e Journée mondiale des communications sociales


Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux médias au service de la Parole

Chers Frères et Soeurs,


Le thème de la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales - "Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux médias au service de la Parole" -, s'insère heureusement dans le parcours de l'année sacerdotale, et met au premier plan la réflexion sur un domaine pastoral vaste et délicat comme celui de la communication et du monde numérique, dans lequel sont offertes au prêtre de nouvelles possibilités d'exercer son ministère au service de la parole et de la Parole. Les moyens modernes de communication font partie depuis fort longtemps des moyens ordinaires utilisés par les communautés ecclésiales pour s'exprimer dans les limites de leur propre territoire et pour instaurer, très souvent, des formes d'échange à plus large échelle, mais leur récente expansion et leur considérable influence en rende toujours plus importante et utile l'usage dans le ministère sacerdotal.


Le devoir primordial du prêtre est d'annoncer le Christ, la Parole de Dieu faite chair, et de communiquer la grâce divine multiforme porteuse du salut à travers les sacrements. Convoquée par la Parole, l'Eglise se reconnaît comme signe et instrument de la communion que Dieu réalise avec l'homme et que chaque prêtre est appelé à édifier en Lui et avec Lui. C'est la très haute dignité et beauté de la mission sacerdotale dans laquelle se réalise de manière privilégiée l'affirmation de l'Apôtre Paul: "En effet, l'Écriture dit: ... aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter . En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole ne si personne ne l'a proclamée ? Comment proclamer sans être envoyé ?" (Rm 10, 11,13-15).


Pour donner des réponses adaptées à ces questions au sein des grands changements culturels dont le monde des jeunes est particulièrement averti, les voies de communication ouvertes par les conquêtes technologiques sont désormais un moyen indispensable. En effet, le monde numérique, en mettant à disposition des moyens qui offrent une capacité d'expression presque illimitée, ouvre de considérables perspectives d'actualisations à l'exhortation Paulinienne: "Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile!" (1 Co 9, 16). Avec leur diffusion, par conséquent, la responsabilité de l'annonce non seulement s'accroît, mais se fait plus pressante et réclame un engagement plus motivé et efficace. À cet égard, le prêtre se trouve comme au début d'une "histoire nouvelle", parce que plus les technologies modernes créeront des relations étroites et plus le monde numérique élargira ses frontières, plus il sera appelé à s'en préoccuper pastoralement, accroissant son engagement, pour mettre les media au service de la Parole.


Toutefois, la multimédialité généralisée et la "palette variée de fonctions" de celle-ci peuvent comporter le risque d'une utilisation dictée principalement par la pure exigence de se rendre présent, et de considérer de façon erronée le web seulement comme un espace à occuper. Par contre il est demandé aux prêtres la capacité d'être présents dans le monde numérique dans la fidélité constante au message évangélique, pour exercer leur rôle d'animateurs de communautés s'exprimant désormais, toujours plus souvent, au milieu des "voix" provenant du monde numérique, et d'annoncer l'évangile en se servant, à coté des moyens traditionnels, de l'apport de la nouvelle génération des moyens audiovisuels (photos, vidéo, animations, blog, sites web) qui représentent des occasions inédites de dialogue et même des outils indispensables pour l'évangélisation et la catéchèse.


A travers les moyens modernes de communication, le prêtre pourra faire connaître la vie de l'Église et aider les hommes d'aujourd'hui à découvrir le visage du Christ, en conjuguant l'emploi opportun et compétent de tels instruments, acquis aussi durant la période de formation, au coté d'une solide préparation théologique et d'une forte spiritualité sacerdotale, alimentée par un dialogue continu avec le Seigneur. Plus que la main de l'opérateur de media, le prêtre dans l'impact avec le monde numérique doit faire transparaître son coeur de consacré, pour donner une âme non seulement à son engagement pastoral, mais aussi au flux de communication ininterrompu de la "toile".


Dans le monde numérique aussi, il doit apparaître que l'attention aimante de Dieu dans le Christ pour nous n'est pas une chose du passé ou encore une construction savante, mais une réalité concrète et actuelle. La pastorale dans le monde numérique, en effet, doit pouvoir montrer aux hommes de notre temps, et à l'humanité égarée d'aujourd'hui, "que Dieu est proche; que dans le Christ, nous appartenons tous les uns aux autres." (Benoît XVI, Discours à la curie romaine pour la présentation des voeux de Noël: L'Osservatore Romano en français, 21 décembre 2009, p.8).

Qui mieux qu'un homme de Dieu peut développer et mettre en pratique, à travers ses compétences dans le domaine des nouveaux moyens numériques, une pastorale qui montre Dieu vivant et agissant dans la réalité quotidienne et qui présente la sagesse religieuse du passé comme une richesse à laquelle puiser pour vivre dignement l'aujourd'hui et construire l'avenir avec justesse. La tâche de qui travaille en tant que personne consacrée dans les media est celui d'ouvrir la route à de nouvelles rencontres, en assurant toujours la qualité du contact humain et l'attention aux personnes ainsi qu'à leurs vrais besoins spirituels, en donnant aux hommes qui vivent notre temps "numérique" les signes nécessaires pour reconnaître le Seigneur ; en offrant l'opportunité de cultiver l'attente et l'espérance et d'appréhender la Parole de Dieu qui sauve et favorise le développement humain intégral. Celle-ci pourra ainsi prendre le large au sein des innombrables carrefours créés par le réseau serré des autoroutes qui sillonnent le cyberespace et affirmer le droit de citoyenneté de Dieu quelque soit l'époque, pour que, à travers les nouvelles formes de communication, Il puisse avancer le long des rues de la cité et s'arrêter sur le seuil des maisons et des coeurs pour dire encore: "Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi" (Ap 3, 20).

Dans le message de l'an passé, j'ai encouragé les responsables des entreprises de communication à promouvoir une culture du respect pour la dignité et la valeur de la personne humaine. Voila une des routes sur lesquelles l'Église est appelée à exercer une "diaconie de la culture" sur le "continent numérique" d'aujourd'hui. Avec l'Évangile dans les mains et dans le coeur, il convient de réaffirmer qu'il est temps aussi de continuer à préparer les chemins qui mènent à la Parole de Dieu, sans négliger de dédier une attention particulière à qui se trouve dans une situation de recherche, et plus encore de la tenir en éveil comme premier pas de l'évangélisation. En effet, une pastorale dans le monde numérique est appelée à tenir compte aussi de ceux qui ne croient pas, sont découragés et ont dans le coeur des désirs d'absolu et de vérité éphémères, puisque les nouveaux moyens permettent d'entrer en contact avec des croyants de toute religion, avec des non-croyants et des personnes appartenant à d'autres cultures. Comme le prophète Isaïe parvint à imaginer une maison de prière pour tous les peuples (cf. Is 56.7), on peut supposer que - comme "le parvis des gentils" dans le Temple de Jérusalem - le web puisse également ouvrir un espace à ceux pour qui Dieu est encore inconnu.

Le développement des nouvelles technologies et, dans son ensemble, le monde numérique représentent une ressource précieuse pour toute l'humanité et pour l'homme dans la singularité de son être, de même qu'une stimulation pour la rencontre et le dialogue. Mais ils se présentent, aussi, aux croyants comme une grande opportunité. Aucune route, en effet, ne peut et ne doit être fermée à qui, au nom du Christ Ressuscité, s'engage à se faire toujours plus proche de l'homme. Les nouveaux médias, par conséquent, offrent avant tout aux prêtres des perspectives toujours nouvelles et pastoralement immenses, qui les poussent à mettre en valeur la dimension universelle de l'Église, pour une communion vaste et concrète, à être témoins, dans le monde d'aujourd'hui, de la vie toujours nouvelle qui naît de l'écoute de l'Évangile de Jésus, le Fils éternel venu parmi nous pour nous sauver. Il ne faut pas oublier, néanmoins, que la fécondité du ministère sacerdotal dérive avant tout du Christ rencontré et écouté dans la prière, annoncé dans la prédication et le témoignage de vie, connu, aimé et célébré dans les Sacrements, particulièrement de la Très Sainte Eucharistie et de la Réconciliation.

À vous très chers Prêtres, je renouvelle l'invitation à saisir avec sagesse les singulières opportunités offertes par la communication moderne. Que le Seigneur fasse de vous des hérauts passionnés de la Bonne Nouvelle également dans la nouvelle "agora" créée par les moyens actuels de communication.

Avec de tels voeux, j'invoque sur vous la protection de la Mère de Dieu et du Saint Curé d'Ars et avec affection j'accorde à chacun la Bénédiction Apostolique.

du Vatican, le 24 janvier 2010, en la fête de Saint François de Sales

 

BENEDICTUS PP. XVI Congrès sur les « témoins numériques » : discours de Benoît XVI
Passion de l'homme et passion de Dieu

 

ROME, Dimanche 25 avril 2010 (ZENIT.org) - Pour être un bon communicateur chrétien, il faut la passion de l'homme et la passion de Dieu, et... une bonne théologie, souligne Benoît XVI.

Le pape Benoît XVI a reçu samedi 24 avril, en la salle Paul VI du Vatican, les participants d'un congrès organisé par la conférence épiscopale italienne (CEI) sur le thème : « Témoins numériques. Visages et langages à l'ère cross-media » (22-24 avril, "Testimoni digitali. Volti e linguaggi nell'era crossmediale").


Nous publions ci-dessous le discours de Benoît XVI


Eminence,


Vénérés confrères dans l'épiscopat,


Chers amis,


Je suis heureux de cette occasion de vous rencontrer et de conclure votre congrès, au titre tellement évocateur : « Témoins numériques. Visages et langages à l'ère cross-media ».

Je remercie le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, pour ses paroles cordiales de bienvenue, par lesquelles une fois encore il a voulu exprimer l'affection et la proximité de l'Eglise qui est en Italie à mon service apostolique. Dans vos paroles, M. Le cardinal, se reflète la fidèle adhésion à Pierre de tous les catholiques de cette bien-aimée nation, et l'estime de tant d'hommes et de femmes animées du désir de chercher la vérité.


Le temps que nous vivons connaît un énorme élargissement des frontières de la communication, réalise une convergence inédite entre les différents media et rend possible l'interactivité. Le réseau manifeste donc une vocation ouverte, à tendance égalitaire et pluraliste, mais en même temps elle souligne un nouveau fossé : on parle en effet du « fossé numérique ». Il sépare les « inclus » des « exclus », et vient s'ajouter aux autres fossés qui éloigne déjà les nations entre elles et aussi à l'intérieur d'elles-mêmes. Les dangers d'homologation et de contrôle aussi augmentent, de relativisme intellectuel et moral, déjà bien reconnaissables dans le fléchissement de l'esprit critique, dans la vérité réduite à un jeu d'opinions, dans les multiples formes de dégradation et d'humiliation de l'intimité de la personne. On assiste alors à une « pollution de l'esprit qui rend nos visages moins souriants, plus sombres, qui nous conduit à ne pas nous saluer entre nous, à ne pas nous regarder en face... » (Discours Place d'Espagne, 8 décembre 2009).

Ce congrès vise, au contraire, à reconnaître des visages, donc à surmonter ces dynamiques collectives qui peuvent nous faire perdre la perception de la profondeur des personnes et rester à leur superficie : lorsque cela se produit, elles restent des corps sans âmes, des objets d'échange et de consommation.

Comment est-il possible aujourd'hui de revenir aux visages ? J'ai cherché d'indiquer la voie dans ma troisième encyclique. Elle passe par cette « caritas in veritate » qui brille sur le visage du Christ. L'amour dans la vérité constitue « un grand défi pour l'Eglise dans un monde sur la voie d'une mondialisation progressive et généralisée » (n. 9). Les media peuvent devenir des facteurs d'humanisation « non seulement quand, grâce au développement technologique, ils offrent de plus grandes possibilités de communication et d'information, mais surtout quand ils sont structurés et orientés à la lumière d'une image de la personne et du bien commun qui en respecte les valeurs universelles » (n. 73).

Cela exige qu'ils « aient pour objectif principal la promotion de la dignité des personnes et des peuples, qu'ils soient expressément animés par la charité et mis au service de la vérité, du bien et d'une fraternité naturelle et surnaturelle » (ibid.). C'est seulement à ces conditions que la transition historique que nous sommes en train de traverser peut se révéler riche et féconde en nouvelles opportunités. Nous voulons sans peur avancer au large sur la mer numérique, en affrontant la navigation ouverte avec la même passion qui depuis deux mille ans gouverne la barque de l'Eglise. Plus que pour les ressources techniques, bien qu'elles soient nécessaires, nous voulons nous caractériser par l'habitation de ce continent aussi avec un cœur croyant, qui contribue à donner une âme au flux ininterrompu de communication de la toile.


Voici quelle est notre mission, la mission à laquelle l'Eglise ne saurait renoncer : la tâche de tout croyant qui agit dans les media est celle « d'ouvrir la route à de nouvelles rencontres, en assurant toujours la qualité du contact humain et l'attention aux personnes ainsi qu'à leurs vrais besoins spirituels, en donnant aux hommes qui vivent notre temps « numérique » les signes nécessaires pour reconnaître le Seigneur » (Message pour la 44e Journée mondiale des communications sociales, 16 mai 2010). Chers amis sur la toile, vous êtes vous aussi appelés à vous situer en tant qu' « animateurs de communautés », attentifs à « préparer les chemins qui mènent à la Parole de Dieu » et à exprimer une sensibilité particulière pour ceux qui « sont découragés et ont dans le cœur des désirs d'absolu et de vérités non éphémères » (ibid.). La toile pourra ainsi devenir une sorte de « parvis des gentils » où « ouvrir un espace à ceux pour qui Dieu est encore inconnu » (ibid.).


En tant qu'animateurs de la culture et de la communication, vous êtes un signe vivant de ce que les « moyens modernes de communication font désormais partie des instruments ordinaires par lesquels les communautés ecclésiales s'expriment, en entrant en contact avec leur territoire et en instaurant très souvent des formes de dialogue à plus large échelle » (ibid.).

En Italie, les voix ne manquent pas dans ce domaine : il suffit de mentionner le quotidien Avvenire, la chaîne de télévision TV2000, le réseau radiophonique inBlu et l'agence de presse SIR, aux côtés des périodiques catholiques, du réseau des hebdomadaires diocésains et des nombreux sites Internet d'inspiration catholique. J'exhorte tous les professionnels de la communication à ne pas se lasser de nourrir dans leur cœur une saine passion pour l'homme qui devient une tension pour se rapprocher toujours davantage de ses langages et de son vrai visage. Vous serez aidés en cela par une solide préparation théologique et surtout une profonde et joyeuse passion pour Dieu, nourrie par un dialogue incessant avec le Seigneur.

Pour leur part, que les Eglises particulières et les instituts religieux n'hésitent pas à mettre en valeur les parcours de formation proposés par les Universités pontificales, l'Université catholique du Sacré-Cœur, et d'autres universités catholiques et ecclésiastiques, en y destinant avec prévoyance des personnes et des ressources. Que le monde de la communication sociale entre pleinement dans la programmation pastorale.


Je vous remercie du service que vous rendez à l'Eglise et donc à la cause de l'homme, et je vous exhorte à aller sur les routes du continent numérique animés du courage de l'Esprit Saint ; notre confiance ne repose pas de façon a-critique sur quelque instrument technique. Notre force réside dans le fait d'être Eglise, communion croyante, capable de témoigner auprès de tous de l'éternelle nouveauté du Ressuscité, par une vie qui fleurit en plénitude dans la mesure où elle s'ouvre, entre en relation, se donne gratuitement.


Je vous confie à la Très sainte Vierge Marie et aux grands saints de la communication et je vous bénis de tout cœur.

Benoît XVI